Ils ont façonné l’ESTAC : Jean-Marc Furlan
Histoire02 avril 2025
02 avril 2025
De la montée en Ligue 1 en 2005 au titre de champion de Ligue 2 en 2015, Jean-Marc Furlan a écrit parmi les plus belles pages de l’histoire de l’ESTAC. Avec passion et nostalgie, il revient sur ces années marquées par des groupes soudés, des joueurs d’exception – dont un certain Blaise Matuidi – et des moments inoubliables. Une aventure humaine intense, ponctuée de joies et de succès, qui a façonné l’identité du club troyen.
Une première saison et une montée inoubliable en 2005
« En arrivant à Troyes depuis Libourne Saint-Seurin, je ne m’attendais pas à vivre une première saison aussi intense. Le début de championnat a été compliqué, et honnêtement, je pensais que j’allais être remercié. Mais Thierry Gomez avait une vision différente. Finalement, la magie a opéré. Nous avions un groupe exceptionnel, avec des joueurs intelligents, passionnés par le jeu et dotés de fortes personnalités. Il y avait une véritable alchimie entre nous. Aujourd’hui encore, j’éprouve une profonde nostalgie en repensant à cette équipe. »
Blaise Matuidi, une pépite exceptionnelle
« Blaise, c’était un joueur rare. Une expérience unique dans ma carrière. Je me souviens encore du jour où le directeur du centre de formation m’a dit : ‘On a un champion.’ Je l’ai fait monter en pro, et la suite, tout le monde la connaît. En 2018, lorsque la France a remporté la Coupe du Monde, j’ai ressenti une immense fierté. Juste après la finale, je reçois un message de Blaise : une photo de lui et Djibril (Sidibé), assis, la coupe entre eux, un sourire radieux. Ce moment m’a profondément ému. Participer à son ascension a été un privilège. »
La montée en Ligue 1 en 2012 : l’aboutissement d’un groupe
« Cette montée, on la sentait venir. Depuis un an et demi, les joueurs avaient cette envie viscérale d’accéder à l’élite. Lors de notre victoire contre Clermont, j’ai compris que quelque chose d’exceptionnel allait se produire. Il y avait du talent, de la rage, et surtout un collectif soudé. Cette réussite, c’était avant tout une récompense pour un groupe qui vivait et jouait ensemble avec un état d’esprit irréprochable. »
2015 : le titre, l’émotion, la communion
« Être champion de Ligue 2, c’était bien plus qu’une simple montée. On a vécu un moment extraordinaire, une fusion totale avec les supporters et la ville. Ce n’était pas seulement une victoire sportive, c’était une aventure humaine. On a toujours voulu jouer un football offensif, procurer du plaisir, et je crois que cela a marqué les esprits. Ces années à l’ESTAC comptent parmi les plus belles de ma carrière. L’ambiance, l’esprit de famille… Je n’en garde que des souvenirs merveilleux. »